UNE FÉDÉRATION DÉMOCRATIQUE EN SYRIE COMME GARANTIE D'UNE COEXISTENCE FRATERNELLE DES PEUPLES

Publié le 31/12/2016

Les discussions de Rmeilan sont historiques. Des représentants des peuples du Rojava et de la Syrie du nord se sont réunis du 27 au 29 décembre. Après discussion, un certain nombre de décisions concernant la constitution d'une Fédération Démocratique du nord de la Syrie ont été prises. En outre, un projet de constitution pour un État Syrien fédéral démocratique et laïc a aussi été élaboré et rendu public pour discussion.

Il s'agit de l'expression de la volonté du peuple (du Rojava et de la Syrie du nord) réuni en constituante et non des plans de puissances régionales ou internationales. En plus d'être hâtifs, les jugements concernant la prétendue dilution du peuple kurde dans un ensemble multi-ethnique et multi-confessionnel plus vaste mais toujours démocratique, sont aux antipodes des idéaux et de l'expérience révolutionnaire qui animent le Rojava. Non, le Rojava ne disparaît pas : son esprit de paix, de coexistence harmonieuse, de tolérance et d'émancipation collective s'étend.

Ce qui a été acquis de haute lutte n'est donc pas perdu : nous sommes désormais le « Rojava – Fédération Démocratique du Nord de la Syrie », c'est-à-dire une région toujours autonome et démocratique (le Rojava) mais dans un ensemble plus vaste, plus fort et démocratique (la Fédération Démocratique du Nord de la Syrie). Cette extension est nécessaire, non seulement pour faire face aux attaques fascistes et racistes, mais aussi pour faire la démonstration de la possibilité de la démocratie et de la paix en Syrie. Les forces rétrogrades, nos ennemies, continueront d'hurler au séparatisme nationaliste : nous n'en avons cure. Le peuple, dans sa diversité, a soif de liberté, de tolérance, de démocratie et de paix, sans exclusive ethnique, religieuse ou de genre.

Sans ces idéaux, les combats menés par les FDS et leurs victoires contre les islamofascistes, Daech en tête, seraient vains. Sans ces idéaux et la démonstration de leur nécessité, nous serions perdus (comme ceux qui continuent d'être mystifiés par les prétendues potentialité du nationalisme ou de l'islam politique). Or, une chose ne doit pas faire l'ombre d'un doute : nous ne voulons pas nous perdre et nous ne nous perdrons pas.

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